Transfère de la pension vers enfant désormais majeur

> Famille

Posté le Le 11/12/2025 à 10:27
Bonjour,
Je me permets de vous solliciter pour avoir des informations concernant le transfère de la pension vers un enfant majeur.
La mère de mon beau-fils a sollicité du JAF, quelques mois avant la majorité de mon beau-fils, la mise en place d'une contribution alimentaire.
Un jugement a été rendu 3 mois avant sa majorité.
Depuis mon beau-fils est majeur et en alternance ; ce qui est constitutif de faits nouveaux.
Tout d'abord la mère de mon beau-fils refuse de nous communiquer les éléments relatifs à sa nouvelle situation financière, estimant que le jugement rendu ne l'y invite pas ce qui pose une première difficulté (pour autant nous avons quand même les informations concernant la situation de mon beau-fils par son biais puisqu'il communique avec nous).
Mais surtout, en discutant avec lui, nous nous rendons compte qu'il ne perçoit presque rien de ce que mon compagnon verse au titre de la pension (de presque 400 € par mois).
Sa mère a des revenus quasi équivalents à ceux de mon compagnon.
Toujours est-il que nous apprenons que mon beau-fils finance lui-même des postes relativement importants de ses dépenses sur les revenus de son alternance (essence, assurance, complément salle de sport, participe à l'achat de ses chaussures).
La question se pose donc de savoir où va la pensions versée par mon compagnon puisqu'il nous indique ne pas recevoir d'argent de poche et juste de quoi aller manger un mac do ici et là de temps en temps.
Cela ne fait que confirmer certaines craintes que nous avions quant à l'emploi réel de la contribution versée par mon compagnon.
Nous souhaiterions dans ces conditions (mon beau-fils est d'accord mais craint - évidemment - que sa mère refuse) lui verser directement la pension en l'invitant à voir avec sa mère à lui en reverser lui même ce qui couvrirait ses frais alimentaires.
Comment pouvons nous porter cette demande devant le JAF ?
Précisant que nous ne savons pas si mon beau-fils se sentira d'appuyer son souhait et cette demande auprès de sa mère à laquelle il est encore relativement "soumis" ?
Merci pour votre aide.

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Posté le Le 11/12/2025 à 10:36
bonjour,

il appartient au père de l'enfant, devenu majeur et travaillant en alternance, de saisir le JAF pour lui verser directement la pension alimentaire.

salutations

Posté le Le 11/12/2025 à 10:48
Bonjour Isernon,
Merci pour votre réponse.
C'est en effet ce que nous nous disons mais il m'a semblé (peut être ai-je mal compris) qu'il y avait quelques subtilités à connaître sur la notion de pension et d'aide alimentaire ?
L'une étant plus orientée pour un mineur et l'autre un majeur, soit deux demandes différentes.
Je ne connais pas tous ces termes et peut être que je me prends les pieds dans le tapis mais il me semblait que certaines nuances étaient à prendre en compte lorsqu'au départ on verse une pension au parent gardien d'un enfant mineur entre ses mains pour ensuite la verser directement entre les mains de l'enfant majeur.
Savez-vous d'une manière générale si cette demande est accueillie favorablement par un magistrat ?
A titre subsidiaire pouvons nous faire une demande de scission de la pension avec une partie pour la mère de mon beau fils et une autre partie directement pour lui ?
Quid de l'ARIPA dans tout cela ?
Merci

Posté le Le 11/12/2025 à 10:57
Bonjour

Citation :
lorsqu'au départ on verse une pension au parent gardien d'un enfant mineur entre ses mains pour ensuite la verser directement entre les mains de l'enfant majeur.


Pas du tout. C'est exactement le même principe que pour les enfants des couples non divorcés : la pension alimentaire dans la cas des divorcés / séparés sert à l'entretien de l'enfant comme les salaires / revenus dans la cas de parents non séparés / divorcés : cela sert à payer le logement, la nourriture, le savon, l'eau, le chauffage etc...

si un enfant quitte le foyer, les parents qu'ils soient séparés ou pas décident de contribuer à son entretien ou pas. Ils lui versent alors ou pas une contribution. Dans la cas de la pension alimentaire, elle peut, selon la situation d'un enfant ayant quitté le foyer soit lui être versé directement, soir être annulée. Mais elle n'est plus versée à l'ancien conjoint s'il n'a plus la charge financière de l'enfant.

A aucun moment la pension alimentaire n'est de l'argent de poche et il est dans certains foyers dont le mien normal qu'un enfant majeur recevant un salaire finance son essence, ses assurance etc...

Si l'enfant est encore à la charge de la mère, celle ci n'aura qu'à présenter le bilan des couts qu'il génère pour maintenir la pension, voire l'augmenter si sa situation a changé et si l'enfant genere plus de frais.

Cordialement

Ctoad

Posté le Le 11/12/2025 à 11:01
Hello !

De manière générale toute demande d'actualisation de ce genre justifiée par une modification de la situation est toujours accueillie de manière équitable par un magistrat du JAF.

Suivez le conseil d'Isernon et c'est le juge qui se demandera les ressources des uns et des autres et les besoins à considérer pour revoir la pension au bénéfice direct du beau-fils majeur ayant des revenus (alternance).

A+

__________________________
"Nul n'est censé ignorer la loi" n'induit pas qu'on doive connaître la loi, mais qu'elle s'impose même si on l'ignore... ça dit aussi que personne n'est au-dessus de la loi.

Posté le Le 11/12/2025 à 11:13
Bonjour CToad,
Merci pour votre réponse.
J'ai bien conscience que la contribution vise aussi, évidemment, à assurer le logement de l'enfant chez le parent chez lequel il réside.
Dites vous que si je pose ces questions qui peuvent vous sembler ingrate à l'égard de la mère de mon beau-fils, c'est que la situation est particulièrement conflictuelle et difficile avec cette dernière qui refuse de nous communiquer tous éléments financiers permettant de se représenter aujourd'hui les réelles dépenses engagées pour mon beau-fils par elle.
Jusqu'à il a peu, mon beau-fils était en garde alternée et il n'y avait pas de contribution : 15 jours de plus chez sa mère pour 400 €, ça ne ferait pas beaucoup de savons ?
Les revenus des deux parents sont quasi similaires et à considérer que le parent non hébergeant contribue un peu plus en compensation nous pourrions estimer que mon compagnon règle 400 € quand la mère de mon beau-fils assume 300 € d'entretien ; ce qui couvre déjà 700 € des dépenses de ce dernier auxquels s'ajoutent les revenus en alternance de plus de 800 € de mon beau-fils.
Si tant est que je sois ravie de voir mon beau-fils apprendre à gérer ses finances et commencer à régler ses factures car ça me semble un apprentissage important, nous nous interrogeons avec mon compagnon de ce que finance sa mère lorsqu'elle a déjà perçu les 400 € de mon compagnon et que mon beau fils paie seul son essence scolaire/professionnelle/loisir, son assurance, une part de ses vêtements et activités sportives.
Comme précisé dans mon message, nous avons précisé à mon beau-fils que si nous lui versions la pension directement, il devra en rétrocéder une partie à sa mère pour l'hébergement et l'alimentation.

Posté le Le 11/12/2025 à 11:18
Bonjour,

Il est important de savoir que pour un étudiant adulte la pension se borne à couvrir ses besoins essentiels : logement, nourriture, santé, frais liés aux études, vêtements. Contrairement aux enfants mineurs, on ne va pas inclure les loisirs ou les activités extrascolaires. La salle de sport ou les sorties, c'est à lui de les assumer.

Il est normal que le jeune homme assume une partie de ses dépenses. La pension vient en complément de ses revenus.

Ici votre mari peut saisir le JAF pour demander à faire réviser le montant de la pension et surtout à la verser directement entre les mains dudit jeune homme. Il faut étayer cette demande par une lettre de son fils, qui peut par ailleurs fournir à son père copie de son contrat et de ses bulletins de salaire.

Si le jeune homme ne veut pas se mouiller en faisant une lettre à son père, il faut que votre mari se contente de demander une révision de la pension s'il pense qu'elle est fondée. Pour le moment, l'usage qui est fait de la pension par la mère est une affaire une affaire entre elle et le jeune homme.

Comme l'a dit CToad, tant qu'il vit sous le toit de sa mère, celle-ci a des frais liés à sa présence. Il mange, il se douche, il consomme de l'électricité... Et si la pension est versée directement au fiston, sa mère pourra lui demander une participation aux charges du foyer.

A titre subsidiaire pouvons nous faire une demande de scission de la pension avec une partie pour la mère de mon beau fils et une autre partie directement pour lui ?
Non, c'est trop compliqué. Il faut choisir.

Quid de l'ARIPA dans tout cela ?
L'ARIPA se contente d'aider à exécuter les décisions de justice, la gestion des finances du foyer de la mère ne la regarde pas.

Posté le Le 11/12/2025 à 11:19
Bonjour Henriri,
Je vous remercie pour votre réponse.
Je pense que nous allons saisir le JAF avec une demande de versement de toute ou partie de la pension à mon beau-fils.
Est-il selon vous nécessaire que mon beau-fils s'associe à cette demande ?
Je crains parfois que les magistrats soient frileux, lorsque l'enfant réside encore chez le parent qui détient la pension initialement, à modifier la pension au bénéfice de l'enfant.
Nous savons que sa mère refusera et fera en sorte de convaincre mon beau-fils qu'elle doit continuer à la percevoir pour lui et je sais qu'il est fragile face à l'autorité de sa mère.

Posté le Le 11/12/2025 à 11:23
Rebonjour

Je vous alertais juste parce que vos formulations vous auraient envoyés dans le mur vis à vis d'un juge ;-)

Les conseils d'Isernon et de henriri sont les bons et j'aurais du les reprendre : que le père saisisse le juge pour ré-évaluer la pension suite à changement de situation, et en profite pour demander le versement direct à l'enfant majeur.

400 euros de pension ne veut rien dire il faut voir salaires charges etc... un jeune adulte peut avoir plus de besoins qu'un jeune enfant. Passer d'une résidence alternée à une résidence complète change la donne aussi. Bref, le juge gèrera tout cela avec les éléments qu'il recevra.

Mais évitez svp de :
- mentionner que le jeune n'a pas la PA en argent de poche
- dire que la mère se braque quand vous exigez d'avoir un œil sur ses charges / dépenses depuis le jugement : elle a raison, le jugement fait foi et vous n'avez pas à surveiller son budget. Vous pouvez seulement (enfin le père peut) demander un nouveau jugement prenant en compte des nouveaux élements.
Sinon vous allez partir avec des points en moins vis à vis du juge.

Cordialement

Ctoad

Posté le Le 11/12/2025 à 11:34
Bonjour Isadore,
Je vous remercie pour vos réponses.
J'entends parfaitement que mon beau fils maintenant adulte doit participer à certains frais de sa vie courante ; c'est normal.
Le discours 2 poids, 2 mesure de sa mère est plus problématique car d'un côté elle justifie cette demande de contribution pour faciliter la vie de son fils au quotidien, de l'autre elle ne lui rétrocède que très peu de ce qui est versé et cela pose questionnement.
Vous imaginez évidemment que cela vient sur un terrain très conflictuel et notamment en réalité des demandes d'entretien et d'assistance de Mme à l'attention de mon compagnon faites il y a moins de 2 ans, à la naissance de mon fils à mon compagnon et moi-même.
L'emploi ou la non réelle participation de la mère de mon beau-fils à son entretien importe donc mon compagnon.
Participer au frais de logement, de charges courantes et alimentaires c'est entendu, ne pas savoir où est employé le reste c'est autre chose.
Je vous remercie concernant la précision de la scission de la pension qui semble vouée à l'échec.
Pour l'Aripa, la question était de savoir si elle était en mesure de diviser la pension sur la mère et l'enfant en cas de décision allant dans ce sens, mais la question ne se pose pas apparemment puisqu'il semble impossible de scinder la pension.
Merci

Posté le Le 11/12/2025 à 11:41
Je vous remercie pour vos suggestions Ctoad et en effet la saisine vis à vis du magistrat sera plus "arrondie".
Ici je me permets de donner mon sentiment plus abruptement évidemment.
Les parents ont sensiblement les mêmes salaires et charges et mon beau-fils des besoins normaux pour un jeune de son âge (pas d'école spécifique, de logement étudiant ou autre).
Petite précision à mon sens, si tant est que les termes du jugement précisent que la mère doit justifier de la scolarité de mon beau-fils, il inclus aussi une condition de cessation de la pension qui ne peut être appréciée que par la communication des éléments financiers relatifs à mon beau-fils.
Or, comme elle ne souhaite évidemment pas que la pension soit révisée (la situation est plus complexe qu'une question de pension en réalité) elle refuse la transmission ne serait ce que du contrat de travail de mon beau fils.
cela me semble être une obstruction fondamental au principe de transparence lié à la pension.
Je vous remercie pour vos réponses

Posté le Le 11/12/2025 à 11:44
Alors pourquoi n'a t il pas fait appel du jugement de pension alimentaire ?

Il y a deux ans ce jeune homme était mineur en garde alternée, que prévoyait le jugement pour que Madame fasse des "demandes d'entretien et d'assistance" pour son fils ? elles étaient justifiées ces demandes vis à vis du jugement ? si non, votre conjoint n'avait qu'à refuser. Pourquoi ne pas l'avoir fait, charge à madame ex de saisir le juge si besoin ?

Mais aujourd'hui il y a un jugement qui prévoit 400 euros de PA. Un juge l'a décidé sur la base des éléments remis par chacun et votre conjoint ne l'a pas contesté. du coup cela s'applique et votre conjoint [barre]n'a aucun droit[/barre] de se mêler de comment cette PA est dépensée ou pas.

Il peut redemander un jugement sur la base du fait nouveau : l'alternance du jeune homme. Une fois le nouveau jugement rendu il pourra le contester ou pas mais de toute façon en il devra appliquer le jugement final et n'aura pas son mot à dire sur ce que son ex ou son fils font de la pension, ou pas.

encore une fois, attention, parce que pour le moment vous présentez l'ex comme le problème mais c'est l'attitude du père et son intrusion dans les affaires personnelles d'un foyer qui ne le concerna pas qui sont problématiques.

ajout après votre réponse :

Citation :
Or, comme elle ne souhaite évidemment pas que la pension soit révisée (la situation est plus complexe qu'une question de pension en réalité) elle refuse la transmission ne serait ce que du contrat de travail de mon beau fils.


C'est au fils majeur de le transmettre à son père, s'il le souhaite.

Posté le Le 11/12/2025 à 12:03
CToad, je vais répondre à vos questions pour vous permettre de comprendre un peu plus la situation.

Il n'a pas été fait appel du jugement car la décision est justement suffisamment équilibrée par le magistrat pour satisfaire plus au moins les deux et rendre incertaine l'issue d'un appel. Il ne nous a en tout cas pas été recommandé de faire appel. ce jugement est intervenu à 3 mois de la majorité de mon beau-fils et à 5 mois de son démarrage en alternance dont tout le monde était au courant. Le timing a bien été géré pour obtenir cette décision.

Il y a 2 ans il n'y avait pas de jugement car les choses se sont toujours passées amiablement dans le cadre d'une garde alternée mise en place à la séparation. Parfois avec des grandes périodes de frictions mais toujours avec cette capacité de gérer les choses amiablement donc pas de Jugement.

Mme n'a pas fait des demandes d'assistance et d'entretien pour son fils mais pour elle même après avoir quitté un emploi pérenne et sécuritaire pour se lancer dans une branche sinistrée et se mettre financièrement dans une situation moins confortable ; situation qui a changé depuis puisqu'elle a repris un meilleur emploi.

Les 400 € ont justement été fixés sur la base des barèmes en cours et non contestés en leur temps mais je rappelle que mon beau-fils d'une était mineur au moment du rendu du jugement et de deux ne percevait pas de salaires à ce moment.
En réalité, nous savions qu'il commençait une alternance et qu'il serait plus pertinent de solliciter une révision en son temps que partir dans une procédure d'appel incertaine ; Mme demandant 600 € initialement.

Vous savez, j'entends ce que vous me dites mais si les choses se passaient dans uns situation calme, apaisée, avec une séparation sereine où tout le monde a tourné la page et où l'enfant n'est pas utilisé depuis 10 ans pour en faire baver l'autre surtout quand celui-ci a refait sa vie et eu un autre enfant, ça prendrait tout son sens.

Bien évidemment cela ne ressortira pas des explications devant le magistrat mais il est à minima légitimes d'obtenir les justificatifs des revenus de mon beau-fils.

Un magistrat contraindra Mme à cette transparence s'il le faut mais cette situation est épuisante car on ne parle pas d'une simple pension et cela est difficile à percevoir dans quelques lignes écrites sur internet ;)

Posté le Le 11/12/2025 à 12:44
Le discours 2 poids, 2 mesure de sa mère est plus problématique car d'un côté elle justifie cette demande de contribution pour faciliter la vie de son fils au quotidien, de l'autre elle ne lui rétrocède que très peu de ce qui est versé et cela pose questionnement.
Sur ce point je suis parfaitement d'accord avec vous, mais ce n'est pas du juridique.

Juridiquement, il faut déterminer combien il manque de revenus au jeune homme pour subvenir à ses besoins une fois son salaire "dépensé" (pas à l'euro près, pour les dépenses courantes il faut calculer un forfait raisonnable). Ensuite il faut répartir cette somme au prorata des ressources des parents (en tenant compte de leurs revenus et de leurs charges).

L'emploi ou la non réelle participation de la mère de mon beau-fils à son entretien importe donc mon compagnon.
Cela lui importe mais ça ne le regarde pas et essayer de le savoir est une source de conflit inutile. La seule chose qui compte est de déterminer si le montant doit être ou non révisé au vu du changement de situation. Si la pension est mal employée, c'est l'affaire du jeune homme, il est adulte. C'est à lui de demander des comptes à sa mère, s'il le souhaite. Et s'il ne le fait pas, il assume. Et dans son cas les conséquences ne semblent pas bien graves, puisqu'il a assez de ressources pour se payer des loisirs.

elle refuse la transmission ne serait ce que du contrat de travail de mon beau fils
C'est un faux problème puisque le père a des relations qui semblent bonnes avec son fils. Il suffit que le fils donne copie de ces documents à son père.

Posté le Le 11/12/2025 à 12:48
Citation :
Bien évidemment cela ne ressortira pas des explications devant le magistrat mais il est à minima légitimes d'obtenir les justificatifs des revenus de mon beau-fils.

Un magistrat contraindra Mme à cette transparence s'il le faut mais cette situation est épuisante car on ne parle pas d'une simple pension et cela est difficile à percevoir dans quelques lignes écrites sur internet ;)


Pour le coup il faudrait voir avec des plus spécialistes que moi sur le forum mais je ne sais pas trop dans quelle mesure Madame peut se permettre de fournir des documents contractuels qui ne la concerne pas : le fils est majeur, sa mère n'a pas à avoir ses contrats ou à les transmettre, à mon sens. Cela dit il est possible que si puisqu'ils font partie du même foyer et qu'elle doit les déclarer, sans doute ?

à éclaircir.

Je comprends le contexte c'est le contexte qu'on voit le plus souvent sur les forums (quand ça se passe bien, on ne vient pas en parler sur les forums ;-)).

Posté le Le 11/12/2025 à 13:05
Bonjour

Vous pouvez saisir le JAF pour demander à ce que la pension lui soit versée .
Si l'enfant est autonome financièrement ( = il assume tous ses frais) ce sera accordé facilement ( il peut faire une attestation en ce sens )

Mais l'ex a raison de dire que le jugement ne l'oblige pas à justifier de quoi que ce soit ( vous auriez pu le mettre dans les demandes du dernier jugement) et quand il s'agit de justificatif on parle de justificatif de scolarité : à aucun moment on demandera à une personne ce qu'elle fait de la pension , ni à justifier de ses revenus ( ou de ceux de l'enfant).
Majeur en alternance, c'est grosso modo 700e .
Payer l'essence quand on te paie le permis et la voiture, c'est aussi un minimum.
Et bien evidemment il y a des charges de logement qui le concerne , votre beau fils ne vivant pas à la rue .
Le risque est toujours de devoir plus qu'au départ .

Bien évidemment, rien n'exclut que vous assumiez la charge totale de l'enfant et qu'elle verse une pension : à voir avec le fils qui est libre à ce niveau là, il est majeur .

Attention une pension n'est pas que déterminée par les revenus, mais aussi par les charges : avoir les mêmes revenus ce n'est pas forcément avoir les mêmes charges, notamment quand on est en couple avec un tiers pour en assumer une partie .

Posté le Le 11/12/2025 à 13:18
Isadore, merci pour vos réponses.

Vous mettez justement le doigt sur le noeud de notre problème et ce que finalement nous demandons :

Citation :
Juridiquement, il faut déterminer combien il manque de revenus au jeune homme pour subvenir à ses besoins une fois son salaire "dépensé" (pas à l'euro près, pour les dépenses courantes il faut calculer un forfait raisonnable). Ensuite il faut répartir cette somme au prorata des ressources des parents (en tenant compte de leurs revenus et de leurs charges).


Juridiquement, au regard de la non transmission des éléments par Mme - contrat ou bulletins de mon beau-fils, nous ne sommes pas en capacité de déterminer combien il manque justement et quant à les solliciter auprès de ce dernier, cela nous semble anormal même si c'est ce que nous finirons surement par faire.
La destinataire de la pension, c'est elle et non mon beau-fils donc pourquoi ça ne serait pas à elle de transmettre ce document ?
Ensuite nous nous retrouvons en position de remettre mon beau-fils au coeur d'un conflit dont nous essayons de le préserver autant que possible en l'invitons à nous communiquer ces éléments.
C'est lui faire savoir à quel point c'est conflictuel entre ses parents et le mettre en position de transmettre ces éléments au risque de se faire rabrouer par sa mère car elle ne souhaite par leur transmission.
C'est vraiment le mettre dans une situation très inconfortable je trouve.

L'emploi de la participation ne regarde en effet pas mon compagnon au final mais après avoir déjà laissé pas mal de plumes dans sa séparation d'avec la mère de son fils, il traine un peu la patte à se dire qu'elle le prend pour un lapereau de 3 semaines et conserve une partie de la pension pour elle ; ce qui est acté au regard de ce que coûte grosso modo mon beau fils et ce qu'il règle de son côté actuellement (je suis mère d'ado et ai une idée du budget moyen d'un ado)
Après j'entends qu'il ne faut pas le crier haut et fort mais financer mon beau-fils oui, évidemment, supporter le train de vie de sa mère revancharde, non.

Merci en tout cas sincèrement pour vos réponses.

Posté le Le 11/12/2025 à 13:27
CTaod,
Merci pour votre dernière réponse.
Il y a tellement de paramètres à prendre en compte dans une situation comme celle-ci qui dure depuis plus de 10 ans.
Disons pour étayer le contexte : mon arrivée et celle de mon fils ont rendu les choses bien plus complexes et tendues.

Citation :
Pour le coup il faudrait voir avec des plus spécialistes que moi sur le forum mais je ne sais pas trop dans quelle mesure Madame peut se permettre de fournir des documents contractuels qui ne la concerne pas : le fils est majeur, sa mère n'a pas à avoir ses contrats ou à les transmettre, à mon sens. Cela dit il est possible que si puisqu'ils font partie du même foyer et qu'elle doit les déclarer, sans doute ?


c'est justement là que j'ai un problème.
On fixe à un parent le droit d'obtenir une pension qui se poursuit sur un enfant majeur, mais on l'exonère, au motif de la majorité de l'enfant, de sa vie privée etc...à l'obligation de transparence sur ses revenus ?
Difficile à mon sens de jouer sur les deux terrains.
Où l'enfant est majeur et la pension lui est versée de facto à sa majorité et le majeur justifie de ses ressources directement auprès du parent débiteur pour le maintien ou la révision de la pension.
Ou cette obligation relève du parent créancier à qui est accordé cette pension.
Sinon c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres.
Le jugement conditionne la pension à un condition de ressources quand même avec une condition de cessation expressément explicitée dans le PCM.
Sinon à quel moment cesse t-on de régler la pension si on n'a pas accès aux ressources de l'enfant ?
A mon sens, la mère est réceptrice par jugement de la pension ; c'est à elle d'en justifier.
Mais comme elle ne souhaite pas de révision, ce que nous savons, elle traine se disant que mon compagnon va laisser faire.

Merci pour vos réponses également

Posté le Le 11/12/2025 à 14:06
quant à les solliciter auprès de ce dernier, cela nous semble anormal même si c'est ce que nous finirons surement par faire
Non, comme l'a souligné CToad, c'est au contraire normal. Juridiquement la mère n'a aucun moyen de contraindre son fils à lui communiquer ces documents. En général ça se règle en bonne entente dans un tel cas. Mais juridiquement les parents n'ont aucun droit de mettre le nez dans les affaires de leurs enfants majeurs, sauf si l'enfant est d'accord.

Il est d'autant plus légitime de demander à l'enfant ses justificatifs de dépenses et de charges qu'il semble souhaiter toucher directement la pension. Dans ce cas ce sera à lui de justifier périodiquement de sa situation.

On fixe à un parent le droit d'obtenir une pension qui se poursuit sur un enfant majeur, mais on l'exonère, au motif de la majorité de l'enfant, de sa vie privée etc...à l'obligation de transparence sur ses revenus ?
C'est justifié, et il existe des jugements où la non justification périodique de la situation de l'enfant par le parent créancier entraîne d'office l'arrêt de la pension. Je crois que l'on éviterait bien des procédures si les jugements comportaient d'office une disposition de ce genre, sauf cas particulier.

Mais cela marche aussi dans l'autre sens : le parent qui veut verser directement la pension à l'enfant doit assumer sa position et traiter son enfant en adulte responsable. S'il est réticent à demander à son fils des informations, c'est quand même un peu "gonflé" de reprocher à la mère de ne pas faire cette démarche à sa place.

C'est un avis non juridique, mais je crois que cela désamorcerait un peu le conflit de ne plus gérer la situation comme si l'enfant était mineur.

J'ai l'impression que le père paie des choses à son fils en plus de la pension, ai-je tort ? Si c'est bien le cas, il faut y mettre fin si ce n'est pas prévu par le jugement (frais à partager), ça ne colle pas avec une demande de réduction de la pension.

Posté le Le 11/12/2025 à 14:11
Citation :
Il y a tellement de paramètres à prendre en compte dans une situation comme celle-ci qui dure depuis plus de 10 ans.

Dans ce genre d'histoire de dix ans, on n'a plus vraiment l'objectivité venant de l'extérieur, c'est pourquoi je me permets la suite de cette réponse. Je ne cherche ni à juger ni à être désagréable, seulement à vous donner un point de vue extérieur et neutre :

Citation :
Ensuite nous nous retrouvons en position de remettre mon beau-fils au coeur d'un conflit dont nous essayons de le préserver autant que possible en l'invitons à nous communiquer ces éléments.
C'est lui faire savoir à quel point c'est conflictuel entre ses parents et le mettre en position de transmettre ces éléments au risque de se faire rabrouer par sa mère car elle ne souhaite par leur transmission.
C'est vraiment le mettre dans une situation très inconfortable je trouve.


La mère est revancharde mais le père aussi. Les conflits ça se fait à deux. Encore une fois je sais que sur 10 ans ce type d'histoire use mais justement je pense que vous êtes capable de comprendre qu'au bout de 10 ans, plus personne n'est innocent dans ce genre de jeu.
Vous dites que vous ne voulez pas mettre le fils dans une situation inconfortable mais il y est depuis dix ans. Vous avez l'air de penser que ce sera la premier fois qu'on lui demandera de prendre partie. Cela m'étonnerait mais vous pouvez lui poser la question. Et que quelqu'un lui demande de choisir un camp ou pas, il est debout au milieu du champ de bataille.
Il a les parents qu'il a et il faut qu'il vive avec. Ce qui serait le plus facile pour lui, s'il a la maturité pour, c'est qu'il quitte le domicile de sa mère, vive seul et demande une pension à ses deux parents. Là il pourra se préserver à peu près.

400 euros un mois c'est 14euros par jour à peu près. Il paie son essence, son assurance, ses loisirs mais a priori pas sa nourriture, pas son loyer, pas ses fluides, pas ses frais médicaux s'il en a etc. S'il vit seul cela lui coutera plus cher que cela x2 et peut être que le père devra participer plus, et qu'il y aura moins de vêtements et de loisirs financés par son salaire. La mère semble lui laisser son salaire complet aujourd'hui, c'est cela ?

du coup, vous dites que votre conjoint verse 400 euros et que vous pensez qu'elle fournit 300 euros, on est donc bien sur une histoire de 50 euros c'est cela ? si votre compagnon versait 350 euros, il n'y aurait pas de problème ?

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