Citation :
je fais une donation de la nue-propriété à mon fils
Vous parlez d'un bien donné par votre mère/père dont elle/il s'est réservé l'usufruit ?
Vous donnez un bien.
Il se trouve que ce bien est grevé d'usufruit au profit de votre mère/père, mais c'est un bien que vous donnez.
Dire que vous faites donation de la nue-propriété d'un bien
signifie que, vous aussi, vous vous réservez un usufruit (qui ne pourra s'exercer qu'après le décès de votre mère/père, au cas où vous lui surviviez miraculeusement ou suite à soudain accident imprévu de vos parents).
Citation :
contrairement à ce que j'avais dit dans ma donation
Vous parlez d'une ancienne donation faite à votre enfant, ou de la donation que vous avait faite votre mère/père ?
Si c'est la donation faite par votre mère/père, ce n'est pas "ma" mais "sa", et ce n'est pas "j'avais dit" mais "elle/il avait dit".
Il faut vraiment que vous fassiez l'effort de construire vos phrases en concordance avec la réalité.
Citation :
j'autorise mon fils à aliéner le bien que je lui avait donné
"à aliéner le bien objet de la donation".
Il n'y a pas lieu d'écrire cela. Il suffit de ne pas mettre de clause d'interdiction d'aliéner, tout simplement.
Citation :
seul problème, que se passe-t-il si je meurs un mois après cette signature
Si vous donnez le bien sans vous réserver l'usufruit, il ne se passe a priori rien.
Si vous donnez le bien en vous réservant l'usufruit, ce bien sera toujours fiscalement réputé vous appartenir, et dépendre fiscalement de votre succession, pour le calcul des droits de succession, quand bien même il déjà a été donné. C'est l'article 751 du CGI.
L'histoire des trois mois ne concerne que les biens donnés par le défunt avec réserve d'usufruit au profit du défunt donateur, et je pense que ça s'applique aussi pour une réserve d'usufruit qui n'est que successif.
Citation :
je sors toutes mes liquidités pour faire une donation à ma femme et mon fils pour ne pas être imposé à 40 %
Vous ne serez pas imposé. Un donateur, et encore moins un défunt, ne sont imposés, ni à 20%, ni à 30%, ni à 40%.
La nature du bien donné (maison, argent) ne va rien changer à la fiscalité.
Et je pense que vu la consistance du patrimoine, même en optimisant en payant des droits de donation (à la place de votre fils) pour diminuer le futur patrimoine successoral, vous resterez dans la tranche marginale à 40% sur le total (donation + héritage), si seul votre fils est concerné.
Une façon de faire diminuer le total (donation + héritage) de votre fils pour qu'il soit moins taxé (et le faire baisser de tranche marginale), c'est de transmettre du patrimoine à votre partenaire (exonérée si transmission par décès).
Citation :
mais là il y a bien des frais pour que ca soit enregistré à son nom
Lors de tout acte portant mutation de propriété immobilière (donation, attestation de propriété après décès), il y a des frais de notaire. C'est aussi vrai pour votre fils, pas seulement votre partenaire.